Comment évaluer les risques de dégradation mécanique d’une peinture ?

Comment évaluer les risques

Si, dans le meilleur des cas l’humidité et la température sont stables, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, les dommages causés par le climat sur l’œuvre seront négligeables. Par contre s’il présente une certaine instabilité, dans quelle mesure celui-ci aura-t-il un impact sur l’œuvre ?

C’est alors, que le recours à IRIDEPE est indispensable, car justement cet indicateur de risques de dégradations mécaniques des peintures a pour but d’évaluer les préjudices provoqués par l’environnement climatique sur les œuvres peintes.

Cet outil s’appuie essentiellement sur les relations qui existent entre les propriétés mécaniques vis-à-vis de l’environnement et la limite d’endurance en fatigue mécanique ou zone de tolérance des peintures.

Le module de calcul que nous avons développé est en mesure de transformer les données climatiques en données mécaniques. Dans le processus d’évaluation des risques de dégradation, ce sont les variations de tensions dans la peinture, provoquées par les changements d’humidité relative et de température, qui sont prises en compte. Le rapport des valeurs de tension à l’intérieur et à l’extérieur de la zone de tolérance permet de calculer l’indice de risques qui évalue l’impact du climat sur la conservation de l’œuvre. On peut régler l’indice de risques en fonction du temps (durée d’une exposition ou d’un transport) en appliquant des coefficients de pondération.

Alain Roche.